Créée en 2019, cette résidence a été construite à l’emplacement de l’ancienne clinique Saint Roch, bien connue des montpelliérains pour sa maternité. Elle possède trois jardins d’esprit différent : une roseraie, une forêt intérieure et un jardin de vivaces et d’arbustes à fleurs. Dans ce dernier, le bougainvillier historique qui couvrait l’entrée de la maternité a été déplacé, conservé pendant la durée des travaux et replanté. Il domine fièrement aujourd’hui la placette qui l’accueille. Son tronc a atteint un diamètre respectable et il déborde largement de son support. La végétation qui l’entoure forme un écrin profus où elle est volontairement peu taillée de manière à privilégier les floraisons. Les plantes se ressèment abondamment et en font un jardin qui évolue sans cesse. Les hérissons y circulent depuis le jardin voisin.
Le jardin central a été conçu comme un sous-bois où les arbres réduisent le vis à vis et procure une fraicheur bienvenue. Au-dessous, un deuxième étage de végétation constitué d’arbustes locaux (pilaire, pistachier, myrte, coronille) est tenu taillé pour conserver la visibilité et la transparence. Le sol est couvert de lierre pour renforcer l’impression d’espace naturel et pour ses avantages écologiques. Le passage sur parking est bordé de massifs méditerranéens. Le jardin principal, planté de rosiers, orangers et grenadiers, offre un spectacle changeant aux très longues floraisons. Cet espace protégé a été mis à profit pour accueillir des espèces frileuses rarement présentes sur la région. La saison débute avec les mimosas et la vipérine, puis viennent les rosiers clairs et les vivaces. En fin d’été, les lantanas aux couleurs chaudes dominent la composition. La structure rigoureuse et très minérale du jardin s’efface sous la profusion végétale. Les arbustes sur tiges masquent le vis-à-vis. Partout, les massifs, les haies denses, les arbustes et les arbres, contribuent à créer un espace où la ville disparaît, où l’on se sent transporté ailleurs.